Wednesday, May 16, 2007

Tous les sommeils des victimes

Toutes les tempêtes sonores

N’auront pas le dernier mot

Car elles dévisagent le plus souvent

Hallucinées par leurs lumières

Redessinées par la modernité

La chance toujours ignorante

Comme un fossé si profond

Comme un lien entre ces hommes

Renduent aux impossibles choix

Fatale loi du ressentiment

Ancestrale et obstinée

Ce n’est pas la vie heuresement

Oui heureusement ma tristesse

Tu es si belle ce soir

Mon corps semble le nier

Il s’en faut toujours de peu

Le passage était sombre

Mais la nuit était ouverte

Heureux dénoument

 

 

“Nuit” - Léon Spilliaert

Posted by M. at 02:06:47 | Permalink | Comments (4)