Tous les sommeils des victimes
Toutes les tempêtes sonores
N’auront pas le dernier mot
Car elles dévisagent le plus souvent
Hallucinées par leurs lumières
Redessinées par la modernité
La chance toujours ignorante
Comme un fossé si profond
Comme un lien entre ces hommes
Renduent aux impossibles choix
Fatale loi du ressentiment
Ancestrale et obstinée
Ce n’est pas la vie heuresement
Oui heureusement ma tristesse
Tu es si belle ce soir
Mon corps semble le nier
Il s’en faut toujours de peu
Le passage était sombre
Mais la nuit était ouverte
Heureux dénoument

“Nuit” - Léon Spilliaert