Sunday, December 17, 2006

Je les ai vu se dandiner comme des pantins de foire, ils s’en donnaient à coeur joie les ballots, tous obsurcis par d’anciens visages. Je paradais ce soir là, je l’avoue bien gentillement, drappés de silences et d’emportements naïfs. Les flacons étaient nombreux, je les ai travaillés subtilement. Mais eux n’y voyaient rien.  Ah ! Ne leur ai-je pas donné assez de pain à ces ignobles cafards, ces vigoureuses limaces, ces conteurs de vide, ces carnassiers du luxe ? Prophètes des siècles derniers ! Qu’ont-ils essayaient ? Qu’ont-ils tentaient ? Des orgueils ? A foisons. Des rêveries ? Inutiles. Des départs ? Peu fréquents.

Noyez vous bon sang ! Offrez moi de belles railleries du moins, des tristesses maladroites !  

Assez ! Je suis d’autant plus inutile à dessiner leur débauche. Vieillerie !

 

 

Posted by M. at 02:16:55 | Permalink | Comments (3)