Thursday, April 26, 2007

 ”Je la touche déjà,

  Elle m’est presque inconnue.”

 

Ces journées ne semblent pas m’appartenir

Je suis devenu un formidable autochtone

Qu’il vente ou qu’il neige peu m’importe

L’oublie se joint à l’inconscient

Comme une malle aux trésors bien gardée

Les ruelles emplissent mon coeur de joie

Nourissent toujours mon instinct musical

Et je te rêve encore vieille ennemie

Dissimulant mes silences

Mais ta vie est bien trop aimable 

Triste regard lève donc les yeux

Avilis ton espoir et dis adieu

Supplie l’éphémère de nous garder

Même si tout cela n’est vrai

Vivons étrangers

 

Posted by M. in 01:47:02 | Permalink | No Comments »

Monday, April 23, 2007

 

N’Etre

Que pour eux

Que pour moi 

Puis vivre 

 

 

LIBRE VERITE

 

Elle est l’image d’un jour d’une heure d’un siècle

Illuminée sans cesse par la création

Louvoyant à l’aide du vent futur

Eprise d’un instant triste et vénérable

Elle souffre d’adieux prémédités

Et de mémoires sans fins

Son visage est dans tous les airs

Elle nourrie les confidences

Noie les espérances

En des silences provisoires

Où les lumières de la nuit s’enroulent

Autour d’un désaccord ultime

Livré à l’immensité

Statue indivisible

Jette le flou

Sur les contours de la nature

Belle et unique imposture

Elle cherche son reflet

Chantant la nécessité

 


“L’homme est l’avenir de l’homme” 

F. Ponge

 

 

Posted by M. in 20:12:13 | Permalink | No Comments »

Saturday, April 14, 2007

Que reste t-il de ce paradis naissant

Que reste-t-il de ce drame hérésique

Tout ce que j’ai reussi à sauver

Toute ma misérable confiance

Des souvenirs bien trop solides

Quelques sourires que je n’ai pu rendre

De magnifiques dédains que je n’ai voulu combattre

Bien des absences qui ont trompé mon monde

Coupable de rien

J’ai le symbolique courage

Et je regarde expirant

La béatitude le confort

Le désespoir si simple

La lumière du rien du tout

Vénérer l’indifférence

Oublier pour vivre

Vivre pour oublier

Je ne le sais que trop bien

Posted by M. in 23:15:29 | Permalink | No Comments »

Friday, April 6, 2007

 Colloque International de Philosophie
« Penser après Nietzsche »

Hammamet (Tunisie) les 24, 25 et 26 mars 2000

 La métaphore à l’origine du langage et de la pensée

L’intérêt de Nietzsche pour les processus symboliques est présent dès ses premiers travaux : en particulier dans l’œuvre fondamentale de La naissance de la tragédie(9) (les textes datent de 1870 à 1872), ainsi que dans les écrits de 1872 à 1875 que j’ai traduits et édités sous le titre Le livre du philosophe(10) . Notons aussi que ses dissertations de jeunesse en témoignent également(11) et que ce souci se retrouve même dans la période positiviste du grand œuvre publié sous le titre Humain, trop humain(12), donc dans les années 1876-80. Il en va de même bien au-delà, puisque, en 1886, dans l’ «Essai d’une critique de soi-même »(13), Nietzsche affirme explicitement que le « terrain de l’art » est celui sur lequel doit se poser le problème de la science. Mais que veut-il dire exactement ?

Nietzsche interprète les processus symboliques de toute pensée comme appartenant à la fiction (Fiktion ou Erdichtung) comprise comme l’activité d’art qui caractérise la pensée en tant que ses créations sont à la fois du domaine de l’art et de la nature, et qu’elles concernent plusieurs générations humaines ; la nature elle-même est saisie par Nietzsche sur le terrain de l’art (14). Ainsi, Nietzsche évoque la « fiction complète » (vollständige Fiktion) que représente pour lui la pensée logique, ou encore « notre fiction » de ce que sont en fait les choses, ou enfin la fiction « nécessaire » constituée par les concepts de ‘sujet’, de ‘substance’ et de ‘raison’.

Nietzsche affirme cependant que sans la fiction - ce qui veut dire en fait sans la pensée - , et surtout sans reconnaître une valeur aux fictions logiques, l’être humain ne saurait vivre. Il n’en demeure pas moins que pour Nietzsche certaines fictions sont vides : par exemple celle de l’ « être » ; d’autres sont inutilisables hors de tout contexte : ce sont l’‘esprit’, la ‘raison’, la ‘pensée’, la ‘conscience’, l’ ‘âme’, la ‘volonté’, la ‘vérité’ ; enfin d’autres sont régulatrices comme la fiction de l’inconditionné (das Unbedingte de Kant). Et, quand il traite de l’interprétation, Nietzsche la voit également dépendre de fictions psychologiques.

Pour Nietzsche, le présupposé du grand art est l’intelligence du monde à travers les symboles : c’est de ce point de vue heuristique qu’il envisage l’art, aussi invite-t-il à considérer l’art non pas, écrit-il, en tant qu’effet paralysé, mais en tant que cause prodigieuse et remède de la connaissance.

Sous toutes les métaphores nietzschéennes, il faut comprendre que les processus symboliques sont assimilables aux procédés de l’art ; or, Nietzsche souligne que ces processus sont à l’origine de l’intelligence de tout ce qui nous entoure. C’est pourquoi le procès originaire de toute apparence est selon Nietzsche essentiellement artistique. Et, puisque toute forme d’art comporte un degré de rhétorique, quand on envisage l’art, la rhétorique n’est pas loin. Or, les figures de rhétorique sont l’essence du langage (15).

En effet, la rhétorique est tout entière présente à la fois dans le discours et dans son objet. Nietzsche a remarqué très tôt le lien étroit existant entre la pensée et le langage ; il écrit dans le brouillon d’un cours sur l’origine du langage : « toute pensée consciente n’a été possible qu’à l’aide du langage ». Langage et pensée n’ont d’autre origine pour Nietzsche que rhétorique. Le langage véhicule la copie d’une impression ou d‘une émotion en lui ménageant sa réception. Pas plus que la rhétorique, le langage n‘octroie la vérité des choses, mais il est un moyen prodigieux d’expression et de communication entre les hommes.

[...]

Posted by M. in 23:38:07 | Permalink | Comments (6)

La pensée devance-t-elle le langage ?

Posted by M. in 03:16:00 | Permalink | Comments (2)

Thursday, April 5, 2007

 Un plus un plus…

Cette douce amitié

Brûlera tout espoir

Comme un silence vénéré

Sévère et vertueux

Beau comme une ombre

Vil comme un soleil

Et les merveilles du passé

Les amours sans conséquences

Rêveries qui épuisent mes regards

Détourne leur néant en vain

Ô faiblesses de mes contemplations

Je suis une triste vérité

Absente

Au dehors

Exactement

Comme eux

Comme eux

Eux

Eux

Eux

Posted by M. in 02:59:28 | Permalink | No Comments »

Monday, April 2, 2007

 Le vieux con

 

Je m’en souviens comme si c’était hier. Le vieux con m’avait dit : “Lis çà mon p’tit. C’est beaucoup mieux. Tu m’en diras des nouvelles. Il lui a tout piqué S… à B…”. Bon d’accord, je dis, même si je ne pensais pas que l’homme dont on parlait  avait piqué réellement quoique ce soit à l’autre. Enfin c’était comme çà, ce vieux con là cherchait toujours à jubiler par d’inutiles affronts, et cela en toute circonstance. Je partis quand même acheter le bouquin… par ce principe du respect envers mon aîné. J’ouvris… première page… premiere nouvelle… ce fut la découverte de toute une humanité banale décrite sur un ton virulent et drôle… presque enfantin. J’étais fichu ou bien sauvé. Je le voyez bien à l’écouter. J’appris plus tard que c’était peut-être les deux à la fois. Mais j’avançais quand même… prudamment et fermement. Je découvris par la suite le grand C… grâce à B… le plus beau voyage jusque là. Mais à bien y réfléchir, si on remonte encore plus loin, c’est C… (un autre) qui m’a le plus marqué… et il ne lui en a fallut d’un rien pour allumer le vivant en moi… rien qu’un peu de sang et de soleil… étrange ivresse que je cherche à revivre depuis. Puis R… V… N… G… D… et d’autres sont arrivés. C’était réconfortant de les avoir… d’être eux… ils sembaient être des amis et des ennemies lointains que j’avais oublié tellement je glissais sur eux avec le sentiment d’avoir vécu tout ce qu’ils racontaient. Voilà le sentiment d’éternité… c’était fait… je ne dormais plus comme il fallait. Merci vieux con.

 

 

Posted by M. in 23:54:43 | Permalink | No Comments »