Les plaisirs et les jours de cette Chanson,
Evasive et perfide, sotte et ingrate,
Hyperrationelle comme celle d’un Socrate,
Perfide et félonne telle celle d’un Ganelon.
Hivernant dans un respect oublieux,
Un pardon qui ne verra jamais le jour,
Une hérésie d’un peuple consciencieux,
Paralysant mes instincs de vautour.
La mer des regrets passagers cache,
Les prémices du temps noyé dans l’horizon,
Du vieux marin naufragé et à l’abandon,
Sobre rêveur de nouvelles attaches.
J’ai retrouvé la mémoire du corps,
Par celui là même, qui me l’effaça,
A reculons, je chante d’un commun accord :
Mon histoire, ici, à présent, se fera.
Méditation première et dernière
Le Temps,
a la couleur de la nuit
d’une nuit paisible.
Au-dessus de lunes énormes
l’Eternité
s’est arrêté à minuit.
Et le Temps s’est endormi
à jamais dans sa tour.
Duperie
de toutes les horloges !
Désormais le Temps
a des horizons.
“Méditation première et dernière” de Fédérico Garcia Lorca extrait de “LA FORET DES HORLOGES”