La Dérive
Mes coléreuses et dernières rimes,
Je vous souhaite bien du courage.
Coulant le long de ma basse brigantine,
Je louvoie, vif, vers mon bel âge.
Mes coléreuses et dernières rimes,
Je vous souhaite bien du courage.
Coulant le long de ma basse brigantine,
Je louvoie, vif, vers mon bel âge.
La clique serait prête a écopper,
De chants de coq et de naufrages.
Et les vagabondes en auraient,
A se mettre jusque dans le coffrage.
Je mire les flots de la tangente,
La belle, vidée de son ascendant,
Suceptible, frêle, et abondante,
Recouvrant mes nobles ballants.
De trop, dans ma justice j’enrage,
De mes anathèmes et de mon flexible
Illuminé, je vide mon bastingage,
Et retrouve, las, le coeur de ma cible.