Que reste t-il de ce paradis naissant
Que reste-t-il de ce drame hérésique
Tout ce que j’ai reussi à sauver
Toute ma misérable confiance
Des souvenirs bien trop solides
Quelques sourires que je n’ai pu rendre
De magnifiques dédains que je n’ai voulu combattre
Bien des absences qui ont trompé mon monde
Coupable de rien
J’ai le symbolique courage
Et je regarde expirant
La béatitude le confort
Le désespoir si simple
La lumière du rien du tout
Vénérer l’indifférence
Oublier pour vivre
Vivre pour oublier
Je ne le sais que trop bien