Amertume incarnée, coeur sans reproches,
Ne vois-tu pas que les yeux trahissent,
Une facetie d’ivresse et d’accroche,
Aussi futile et servile qu’un esprit qui glisse ?
Dans tes majesteuses poses nonchalantes,
Et dans ta vie qui hurle de devenir,
Croises le fer avec des phrases compatissantes,
C’est là, tu le sais, notre seul avenir.
Ne me rends pas intransigeant,
Cela me rendrais terne et immobile.
Je ne peux voir, hélas, dans le sang,
Quelquechose de fier ou de vil.
Mes souffles expient des regrets,
Et je suis las déjà de nos rêveries.
Mais tout de même je leurs serais grè,
De mettre à jour en moi cette infamie.