Tuesday, January 16, 2007

 

Que de pâles frémissements, d’éclatants affronts, de lâches épreuves. C’est le regard tremblant que j’épouse des conquêtes sourdes. L’absolution s’est perdue en route dans ce vent nouricié. L’été est dans l’hiver à présent vous savez… c’est mon insolente modernité…

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Je revêts aujourd’hui la forme de la ville, mes yeux percent à jour ces aliments de mon esprit et chaque grandeur se matérialisent comme un enchantement. Sempiternels échos, couleurs enchevêtrées, visages inconnus, perspectives fuyantes. Je dessine nos supplices et me retiens sans cesse de ramener ces mots vengeurs à moi. Cet accomplissement, cette folie !

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“L’Enfer c’est les autres !” Ne te livres point ! Me livrerais-je à l’oubli sans conclure ce pacte mortel ? Un pacte ? Allons ! J’entends des plaintes, c’est évident… et sans révolte, je ne veux les faire miennes, je ne veux assimiler ces décombres.

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Tout est dans le langage malheuresement, tout, du bavardage au mutisme en passant par la création… Et il y a mieux que le monde lui-même, oui mieux que le monde… la vie, toute celle-là… vue de l’intérieur… au-delà… si proche…

 

“Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme! On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain”.

René Char

Posted by M. in 23:18:50 | Permalink | Comments (2)