J’avais à l’idée d’être libre et actif, mais… Cloisonné et repus de sottises, circoncrit par des erreurs dû sans doute à ma bienveillance. J’avais à l’idée de jouer le jeu de la culture… c’est arrivé… malgrès moi. Tout a commencé par noblesse… le cri de l’animal… la soif de l’homme…
J’avais à l’idée de trouver un “moi” sauvage. Du bout de mon espérance, ma faiblesse, en priant, j’aurais chassé mes démons pour en devenir un à mon tour. J’avais à l’idée de changer le ton de ma voix, la rendre cruelle et voyageuse, touchant les sens directement, sans détour. Une stupeur, un tremblement, je voulais conquérir avec sagesse. La sagesse d’un démon, qui en voudrait ? Tout le monde ! Ne prêche t-il pas tout deux la bonne parole ? La sagesse écrase la création car elle est vertueuse, et le néant guette les révolutions de nos démons. N’est-ce pas notre bon vieux Antisthène qui disait que ” la vertu est avare de mots ; le vice, lui, bavarde sans fin ” ? Laissons ce vieux cynique se branler en public. Ne provoquons pas le monde en vain…
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Un homme m’a dit :
- Je ne sais que très peu et pourtant même si j’en savais trop, ce ne serait que du “rien”… Tu vois ces hommes là-bas sur leur île ? Ils le voient à présent, çà leur a pris du temps, ils ont crus voir le changement eux aussi… boiteux, dormeurs et conquérants… des mots et leurs sens, leurs schémas, leurs histoires.. Ne le vois-tu pas ? Toi qui déformes, rassembles et dévores. Toi qui te pavanes devant les hommes pour du vent… rejoins nous parmis les sages…
- Aucun discours ne vaut, aucune étude ni savoir ?
- Non mon ami !
- Je ne suis pas votre ami !
- Alors tu ne cherche point la sagesse ?
- Je suis sale et ignoble vous savez moi aussi… mais un jour quelqu’un m’a dit que “la décadence elle-même n’est rien qu’il faille combattre”
