Je revoie l’accordéon où la poussière s’est entassée, la ballade monotone, le ciel sans accords, ma dulcinée égarée, moi sur le dos songeant : désaccords des sens, funeste entreprise, voyage de répit , musique technique, frêle liberté, esclavage des mots. Je pense : c’est encore loin ! Donne-moi le coeur, donne-moi l’esprit, c’est si facile noyé dans la foule. Regarde ! Ils parlent et j’oublie. Lueurs en contrebas, les absents s’affichent en nombre, parlons bien. Horloge déréglée, stupide candeur, lumineuse ombre, breuvages oniriques naissant d’outre-tombe, fleur en feu, je m’égare “In naufragiis amaris…”
Tout peine et tout songe ! C’est l’âme penchée sur l’abîme. Blême et navrée reposant dans le mensonge. Nul besoin de paraître ! Voyez mes vers, vieux et abîmés ! Je lis le vice, l’hécatombe ! C’est la joie ! C’est le beau ! La loi et le corbeau !






